Les guitares – Différents types de guitares et conseils

15 mar

Les guitares

Bon, vous êtes peut-être guitariste confirmé et ce chapitre risque à ce moment-là d’être superficiel pour vous.
Cette partie parle des différents types de guitares, elle est destinée à ceux qui se trouvent un peu perdus face à
tous ces instruments qui nous “appellent” lorsque l’on se trouve dans un magasin de musique. Enfin, sachez que
même si le vendeur (pas tous, hélas !) peut vous donner quelques conseils utiles, demandez plutôt conseil à
quelqu’un qui connaît bien l’instrument. Sinon, sachez que pour une guitare (et tout autre instrument), le choix
doit rester un “coup de cœur”, en testant son acoustique (il faut qu’elle “chante” à vos oreilles, avec un bon
équilibrage entre les basses, les médiums et les aigus), sa facilité de jeu, sa justesse et sa tenue d’accord
(parfois il suffit d’un réglage, mais là encore, il faut connaître…).

Si vous optez pour une guitare électrique ou électroacoustique, faites-le d’abord sans amplification ; en effet, si
le son naturel vous plaît déjà, il sera préférable de changer les micros de l’instrument s’ils ne vous conviennent
pas plutôt que l’instrument lui-même. Il ne restera plus alors qu’à bien choisir son ampli (cf. le chapitre ”
Amplification” sous la rubrique “Que
choisir ? “)… Vous pouvez ensuite la porter chez votre luthier préféré pour lui donner la touche finale, et
si elle a besoin de quelques réglages… Dernier point : si certaines marques de guitare restent incontournables
pour telle ou telle qualité, on peut quelquefois être surpris par une guitare de marque moins connue et pas
forcément très onéreuse (j’en ai eu l’expérience avec mon électroacoustique), sachant qu’une guitare reste unique
par sa fabrication, le bois n’ayant jamais les mêmes propriétés.

Enfin, ne vous laissez jamais tenter par les arguments de vente ! N’oubliez pas que vous passerez de nombreuses
heures sur votre instrument. Alors, si l’aspect de votre guitare vous donne envie de vomir et ne vous offre pas le
meilleur confort possible, vous aurez beaucoup plus de mal à progresser. Il serait quand même dommage que vous
abandonniez à cause d’un mauvais choix !

Les guitares à cordes nylon (guitare classique) :

Historiquement, ce furent les premières car, à l’époque, on ne savait faire que des cordes en boyau, qui furent peu
à peu remplacées par le nylon, pour en faire devenir la “guitare classique” actuelle. La forme est toujours à peu
près la même, le barrage étant différent de celui des folks. La touche est large et plate afin de laisser de la
place pour mettre les doigts. La mécanique, contrairement aux autres types de guitares, est perpendiculaire à la
tête. Cette guitare a donné naissance à certains dérivés comme la guitare flamenco, avec une forme identique mais
avec l’utilisation de bois différents pour sa fabrication, ce qui lui donne un son plus incisif et plus brillant.
Son utilisation s’exportant peu à peu vers le jazz, la bossa-nova et même la country-music, a engendré autant de
modèles différents à ces styles de jeu et aux sonorités requises ; les formes peuvent alors varier et on trouve
souvent une échancrure pour atteindre plus facilement les dernières cases. Ces guitares présentent des basses
légèrement moins profondes que la guitare classique. À savoir que le jeu sur les cordes en nylon est très
différent de celui des cordes en acier et ne sont pas dotées d’une justesse redoutable. À vous de choisir !

Les guitares folks :

La principale caractéristique des folks est de posséder une table plate (flat top) qui va conditionner la sonorité.
Ces tables sont renforcées par un barrage afin de pouvoir supporter la tension des cordes. On les monte
généralement avec des cordes en bronze. Guitare “sèche” par excellence, on distingue plusieurs formes qui présentent
des intérêts divers selon la musique que l’on affectionne.

La forme Dreadnought a été inventée par Frank Henry Martin pour donner beaucoup de basses et ainsi s’adapter plus
aisément à l’accompagnement des chanteurs. Son utilisation à toutes les sauces n’est donc peut-être pas recommandée.

La plus polyvalente reste la forme jumbo (ou semi-jumbo), facilement reconnaissable avec sa taille marquée. Mais si
elle sonne bien partout, elle ne sera peut-être pas excellente pour un style particulier.

Enfin, les tailles “Parlor Size”, ou “Parlour Size” (genre 00 chez Martin) et “Grand Auditorium” (du style 000)
conviennent bien à un jeu en petit comité. Elles offrent un remarquable équilibre spectral et donnent d’excellents
résultats pour les enregistrements. Si la Parlor Size est plus adaptée pour le blues et le ragtime, la Grand
Auditorium est la plus polyvalente.

Enfin, si toutes ces guitares peuvent être aussi électro-acoustique, Charlie Kaman invente la guitare “Ovation” de
type “roundback” avec caisse en “Lyrachord™” (matériau à base de résines, structurellement supérieur au bois).
La partie électronique comprend un micro piezo capteur sous chaque corde et un préampli de très haute qualité, ce
qui permet de conserver les qualités acoustiques de l’instrument.

Les électriques :

Les plus connues sont aujourd’hui les solid bodies, c’est-à-dire les guitares dont le corps est en bois plein. Elles
présentent l’avantage d’être pratiquement insensibles au larsen. Très confortables pour leur forme extra-plate,
selon les matériaux utilisés, le poids sera plus ou moins important. Ce type de guitare, le plus répandu, est
peut-être le plus polyvalent, mais il existe aussi d’autres types de guitares électriques.

En 1957, la Les Paul, référence en la matière, fait son apparition, possédant la sonorité et les
avantages des solid bodies, sans en avoir le poids. L’idée de mettre, sur une guitare à caisse, un bloc central en
bois dans le prolongement du manche, donc sous les micros et le chevalet lui donne une ressemblance à l’image
traditionnelle qu’on se fait d’une guitare. Toute une gamme sera lancée par la suite pour être copiée par d’autres
fabricants.

Les demi-caisses, avec poutre centrale, ont les avantages comparables à ceux des solid bodies,
avec toutefois une chaleur sonore plus accentuée.

D’autres guitares à caisse étroite ne possèdent pas cette poutre centrale, ce qui les rapprochent
plus des guitares de jazz “arched top”, c’est-à-dire avec une table bombée. La construction se rapproche de celle
d’un violon, les cordes étant maintenues par un cordier fixe sur le talon. Elles offrent une chaleur sonore, avec
des graves profonds et un moelleux inimitable. Elles sont toutefois assez sensibles au larsen et sont parfois assez
encombrantes, donc moins confortables. Les jazz arched top peuvent aussi exister en version acoustique mais la
construction reste alors identique.

Les douze cordes :

Elles existent en version électrique ou acoustique. Les cordes sont alors doublées à l’octave supérieure pour les
quatre plus graves et à l’unisson pour les deux plus aiguës. La sonorité très riche et très particulière convient
à merveille pour certaines rythmiques, ce qui ne les empêchent pas d’être utilisées en solo ou finger picking, mais
cela reste anecdotique. Elles sont plus fatigantes à jouer et les coups de médiator sont moins précis, mais le son
reste irremplaçable. On les retrouve sous diverses formes, avec toutefois un grand nombre de solid bodies ou de
dreadnought (cf. guitare folk).

Les basses :

Inventée par Leo Fender, que de chemin parcouru depuis par cet instrument ! Au départ, ce n’était qu’une sorte de
guitare électrique dotée de quatre cordes (les quatre plus graves de la guitare), accordées une octave en dessous.
Par rapport à la contrebasse, on gagnait en encombrement, en possibilité de puissance. Puis les choses ont évoluées
pour faire passer cet instrument du rôle d’accompagnement à un rôle moins en retrait, voire de soliste. Certains
musiciens (tout comme pour la guitare) ont même commencé à accorder leur instrument différemment pour élargir ainsi
la texture. Ce n’était pas assez, on a donc monté une cinquième corde qui permettait d’atteindre le Si grave, puis
une sixième corde, aiguë celle-la. Pour ce qui est des basses à huit cordes, voire à douze cordes, la démarche est
totalement différente : chacune des cordes est doublée à l’octave. Si le résultat est intéressant, il est limité par
les possibilités d’utilisation d’un tel instrument.

Avec les frettes, il est impossible d’effectuer un portamento comme sur une contrebasse. Il
suffisait donc de les enlever pour y parvenir : la basse fretless était née. D’autres basses sont encore
“défrettées” uniquement dans le bas du manche, près de la table, pour avoir le bon compromis. Comme le son des
fretless se rapproche de celui des contrebasses, la tentation était forte de les équiper d’un capteur
piezo-électrique pour assurer cette ressemblance.

Attention lors de votre choix, certaines basses sonnent très électrique, d’autres offrent un son
proche de celui de la contrebasse.

Enfin, avec le système MIDI, la guitare (comme d’autres instruments) devient aussi “synthé” en pilotant d’autres
appareils… Et l’acousticaster de Godin, guitare électrique sonnant comme une électro-acoustique sans les
problèmes de larsen sur scène. Et si l’électro-acoustique à tendance à absorber dans sa caisse de résonnance les
autres instruments, ce problème n’existe pas sur l’acousticaster, l’air sortant par les contôles.

Haut de la page

Source

Avalie

Insira o seu endereço de email e receba as novidades:

Delivered by FeedBurner

Deixe uma resposta

O seu endereço de e-mail não será publicado. Campos obrigatórios são marcados com *